Validité du code moto (ETM) : 5 ans, 5 essais… et pas un de plus

Bruno

1 mars 2026

Quand on se lance pour le permis moto, on rêve surtout de trajectoires propres, de gros freinages et de sorties entre potes. Mais avant de faire fumer la gomme, il y a un passage obligé : le code moto, l’ETM. Et lui aussi a ses règles du jeu bien carrées : durée limitée, nombre d’essais comptés, cas particuliers…

On va voir ensemble, sans blabla inutile, combien de temps votre code moto reste valable, comment fonctionne la limite des 5 tentatives, et dans quels cas vous devrez remettre les gants pour repasser l’examen.

Validité du code moto : comment tourne le chrono

L’ETM, c’est un peu comme un train que vous attrapez une fois. Une fois monté dedans, vous avez une période donnée pour arriver au bout du trajet : le permis. Et si vous traînez trop… il faudra reprendre un billet.

Une durée fixe : 5 ans pour faire le job

Le principe de base est simple : à partir du jour où vous réussissez le code moto, une horloge invisible se met en route.

  • Durée de validité : 5 ans pile à compter de la date de réussite.
  • Période concernée : c’est le temps dont vous disposez pour valider les épreuves pratiques (plateau + circulation) du permis A1 ou A2.
  • Sans ETM valide : aucune inscription possible aux épreuves de conduite.

En clair : tant que votre ETM est dans cette fenêtre de 5 ans, vous pouvez continuer à vous présenter à la conduite. Une fois ce délai dépassé, le résultat tombe : plus rien ne vaut, il faut repasser l’examen théorique.

5 essais pratiques maximum : c’est pas open bar

Comme si le chrono ne suffisait pas, il y a une autre limite à garder en tête : le nombre de passages à la conduite est lui aussi bloqué.

  • Vous avez droit à 5 présentations maximum aux épreuves pratiques (plateau + circulation confondus).
  • Qu’importe que vos 5 essais se fassent en un an ou en quatre : au bout de 5 échecs, votre ETM est grillé.
  • Résultat : vous devez tout reprendre à zéro côté théorie, avec un nouvel ETM à 30 €.

C’est un peu comme si on vous donnait un carnet avec 5 tickets « tentative ». Une fois tous utilisés, vous repartez de la case départ, même si votre délai de 5 ans n’est pas encore terminé.

En résumé : 5 ans de validité, 5 essais pratiques autorisés. Si l’un des deux compteurs arrive à zéro, votre code moto ne vaut plus rien et il faut repasser à la caisse.

Code moto (ETM) vs code auto (ETG) : deux mondes différents

Beaucoup se font encore piéger : « J’ai le permis B, mon code voiture est récent, donc ça passe pour la moto ». Non. Depuis la réforme du permis moto en 2020, ce raccourci n’existe plus.

Ce qu’a changé la réforme de 2020

Avant 2020, on pouvait encore s’appuyer sur son code auto pour passer le permis moto. Aujourd’hui, c’est fini. L’ETM est devenu un examen indépendant, obligatoire pour tous, même si vous êtes déjà automobiliste chevronné.

  • Permis B ou pas, vous devez passer l’ETM spécifique moto.
  • Un code auto encore valable ne donne aucune équivalence pour le permis A1 ou A2.
  • Résultat : il faut prévoir 30 € pour l’examen ETM en plus dans le budget global du permis moto.

C’est parfois un peu douloureux pour le portefeuille, mais logique : conduire une bagnole et tenir une moto sur l’angle, ce n’est pas le même métier.

Un contenu taillé pour les risques motards

L’ETM ne se contente pas de reprendre le code auto en changeant quelques questions. Il est pensé pour coller à la réalité du deux-roues : visibilité réduite, équilibre, trajectoire de sécurité, équipements… tout ce qui peut faire la différence entre une frayeur et une gamelle.

  • Dans l’ETM, on trouve des questions sur :
    • la trajectoire de sécurité dans les virages ;
    • la façon de se rendre visible en circulation ;
    • l’équipement motard (airbag, dorsale, gants, bottes, etc.) ;
    • la gestion des situations d’urgence à moto (freinage, évitement, chaussée glissante…).
  • Dans l’ETG (code auto), on reste sur :
    • les règles générales de circulation ;
    • la signalisation classique ;
    • la cohabitation sur la route du point de vue d’un automobiliste.

Les centres d’examen agréés comme SGS ou La Poste affichent tous la même chose sur leurs sites : l’ETM est un examen séparé, valable 5 ans, qui ne se substitue pas au code auto.

Quand il faut repasser le code moto : les scénarios à surveiller

Entre le chrono des 5 ans, la limite de tentatives et les histoires d’annulation de permis, on peut vite s’y perdre. On remet les choses à plat.

Expiration, échecs en série : reset complet

Deux cas vous envoient direct à la case « repasser l’ETM » :

  • Vous avez dépassé les 5 ans depuis la date de réussite de votre ETM.
  • Vous avez grillé vos 5 tentatives de pratique, même si les 5 ans ne sont pas écoulés.

Dans les deux situations, la conséquence est la même :

  • votre ETM est considéré comme périmé ;
  • vous devez repayer 30 € pour un nouveau passage ;
  • vous repartez sur un nouveau cycle de 5 ans et 5 tentatives pratiques.

C’est franchement frustrant quand on est passé tout près plusieurs fois, mais c’est le jeu. D’où l’intérêt de bien préparer la pratique, surtout le plateau, qui en refroidit plus d’un.

Passage A1 → A2, annulation de permis : ce qui change pour l’ETM

Il existe des cas particuliers où la validité de votre code moto peut soit vous faciliter la vie, soit tout compliquer.

  • Vous avez le permis A1 et visez le A2 :
    • si votre ETM a moins de 5 ans, il reste valable pour la passerelle vers le A2 ;
    • pas besoin de repasser le code, à condition de respecter cette fameuse fenêtre de 5 ans.
  • Votre permis est annulé ou invalidé :
    • en cas d’annulation, invalidation ou suspension lourde, votre ETM tombe avec le reste ;
    • même si votre code moto était tout neuf, il est considéré comme perdu ;
    • vous devrez recommencer le parcours théorique si vous repartez sur un permis moto.

Avec ce genre de galère administrative, on se retrouve vite à devoir gérer des démarches longues (récupération de points, visites médicales, tests psychotechniques, etc.). Mieux vaut donc surveiller son capital points et rouler propre, surtout quand on sait ce que ça coûte d’être piéton du jour au lendemain.

SituationStatut de l’ETM
Plus de 5 ans depuis la réussite de l’ETMExpiré : à repasser
5 échecs aux épreuves pratiquesExpiré : à repasser
Passage du permis A1 vers A2 avec ETM < 5 ansToujours valide
Annulation ou invalidation du permis de conduireAnnulé : à repasser

Comment se passe l’examen ETM sur le terrain

On sait maintenant combien de temps il est valable. Reste à voir comment se déroule ce fameux examen, histoire de mettre toutes les chances de votre côté et d’éviter de payer deux fois.

Format de l’épreuve : rapide, exigeant, sans pause

L’ETM ne dure pas longtemps, mais il ne pardonne pas la moindre baisse d’attention.

  • Support : tablette ou écran dans un centre d’examen agréé.
  • Nombre de questions : 40 QCM dédiées à l’univers moto.
  • Durée totale : environ 25 minutes pour tout le questionnaire.
  • Seuil de réussite : 35 bonnes réponses minimum.

Autrement dit, vous avez le droit à 5 erreurs maximum. À la sixième, c’est éliminatoire. Les questions peuvent porter sur la signalisation, la météo, le comportement à adopter dans un virage aveugle, la distance de sécurité à moto, l’équipement obligatoire, et ainsi de suite.

Ça passe très vite, et on peut facilement se faire piéger en allant trop vite ou en surestimant ses connaissances. La concentration doit être totale du début à la fin, un peu comme un run de circuit où on ne lâche pas une seconde.

Inscription à l’ETM : démarches et conditions

Avant de planifier votre session ETM, il faut vous assurer que tout est en ordre côté administratif.

  • Obtenir ou vérifier votre numéro NEPH :
    • c’est votre numéro de dossier conducteur, il vous est attribué une fois pour toute votre vie ;
    • sans NEPH, impossible de réserver une place à l’examen.
  • Choisir votre mode d’inscription :
    • en candidat libre directement auprès d’un centre agréé (La Poste, SGS, etc.) ;
    • ou via une moto-école qui se charge des démarches.
  • Réserver un créneau :
    • vous choisissez la date, l’horaire et le centre d’examen ;
    • les places sont souvent nombreuses, mais certaines périodes (rentrée, printemps) sont plus chargées.
  • Payer les frais d’examen :
    • le tarif est fixé à 30 € par tentative ;
    • chaque échec vous oblige à remettre 30 € au pot.
  • Se présenter le jour J :
    • avec une pièce d’identité valide (carte d’identité, passeport…) ;
    • sans retard, car une fois la session lancée, on ne vous attend pas.

Il y a un piège que beaucoup sous-estiment : croire que parce qu’on roule déjà (en voiture ou en 125), le code moto va passer tranquille. Sauf que l’ETM a ses propres pièges, ses spécificités. Ne pas se préparer sérieusement, c’est juste offrir 30 € à l’État à chaque tentative.

On peut être un super conducteur au quotidien et se faire surprendre par l’ETM. La clé, c’est une vraie préparation : séries de questions, révisions ciblées moto, et pas juste un coup d’œil rapide la veille.

Questions fréquentes sur la validité du code moto

Combien de temps mon code moto reste-t-il valable exactement ?

Officiellement, le résultat de l’ETM est valable 5 ans à compter du jour où vous avez obtenu un avis favorable. Pendant cette fenêtre, vous pouvez vous présenter à la conduite pour le permis A1 ou A2.

Mais cette validité est liée à une autre contrainte : vous ne disposez que de 5 tentatives maxi pour la pratique. Si vous échouez 5 fois, votre code est considéré comme périmé, même si les 5 ans ne sont pas écoulés.

Dans quels cas suis-je obligé de repasser le code moto ?

Vous devez obligatoirement repasser l’ETM dans les cas suivants :

  • plus de 5 ans se sont écoulés depuis votre réussite à l’ETM ;
  • vous avez épuisé vos 5 essais d’épreuves pratiques sans valider le permis ;
  • votre permis a été annulé ou invalidé et vous repartez sur un nouveau dossier.

Depuis la réforme de 2020, même si vous avez un permis B avec un code auto tout neuf, cela ne vous dispense jamais de passer le code moto. Il n’y a plus de passerelle automatique entre les deux.

Le code moto, c’est pour la vie ?

Non, loin de là. On confond souvent deux choses :

  • le numéro NEPH, qui vous suit à vie ;
  • et le résultat de l’examen ETM, qui a une durée de vie limitée.

L’ETM a clairement une date de péremption fixée à 5 ans. Passé ce délai, il ne sert plus pour s’inscrire à la conduite et il faut le repasser.

Le permis moto lui-même, une fois obtenu, est en revanche acquis sur le long terme, sauf gros carton administratif (annulation, invalidation, retrait total de points).

Comment vérifier si mon code moto est toujours valable ?

Pour savoir où vous en êtes, il suffit de ressortir vos papiers :

  • regardez la date de réussite indiquée sur votre résultat ETM ou votre ancienne convocation ;
  • comparez avec la date du jour : si vous êtes à moins de 5 ans, le code est encore dans les clous ;
  • assurez-vous aussi de ne pas avoir déjà utilisé vos 5 passages à la pratique depuis cette date.

Votre moto-école tient généralement ces infos à jour. En candidat libre, vous pouvez aussi les retrouver via votre espace en ligne si le centre d’examen en propose un.

Qu’est-ce qui est éliminatoire à l’examen ETM ?

À l’ETM, les règles sont simples mais strictes :

  • vous devez obtenir au moins 35 bonnes réponses sur 40 ;
  • faire plus de 5 erreurs rend automatiquement l’examen non valide.

Contrairement à la conduite où une faute de sécurité peut stopper l’épreuve, ici, ce n’est pas une erreur unique qui vous coule, mais le cumul. D’où l’intérêt d’être rigoureux du début à la fin, question après question.

En guise de dernier conseil de motard

Le code moto, on a tendance à le voir comme une formalité pénible avant d’aller poser les sliders. En réalité, c’est la base de votre sécurité et le sésame pour accéder à la vraie vie de motard : les premiers roulages, les virées sous le soleil, les cols à l’aube.

Gardez en tête deux chiffres : 5 ans, 5 tentatives. Respectez ces limites, préparez bien votre ETM, et ne laissez pas traîner les choses une fois le code en poche. Comme sur la route, plus vous anticipez, plus vous roulez serein.