Moto 35 kW : quelles motos compatibles A2

Bruno

18 novembre 2025

L’essentiel à retenir : le permis A2 ne se limite pas aux 35 kW, il exige aussi un rapport poids/puissance de 0,2 kW/kg. Comprendre ce duo évite les erreurs coûteuses lors de l’achat. Pour les motos bridées, une limite absolue s’applique : la puissance d’origine ne doit jamais dépasser 70 kW.

Est-ce que la quête de la parfaite moto 35 kw vous donne l’impression de vous perdre dans un labyrinthe de fiches techniques obscures et de restrictions administratives frustrantes ? Ce guide pratique tranche dans le vif du sujet pour vous livrer une analyse sans filtre des meilleures options disponibles, qu’il s’agisse de machines natives agiles ou de grosses cylindrées bridées intelligemment. Vous allez enfin comprendre comment déjouer les pièges du rapport poids/puissance pour mettre la main sur une bécane de caractère qui vous donnera le sourire à chaque accélération.

  1. Permis A2 : les règles du jeu au-delà des 35 kW
  2. Le bridage A2 : la fausse bonne idée ?
  3. Moto native A2 ou moto bridée : le vrai match
  4. Panorama des motos A2 par catégories
  5. Vérifier la compatibilité A2 : les pièges à éviter

Permis A2 : les règles du jeu au-delà des 35 kW

Vous pensez que le permis A2 se résume aux chevaux ? Détrompez-vous. Ignorer les subtilités légales, c’est risquer d’acheter une bécane qui restera au garage. Voici l’essentiel pour ne pas perdre votre argent.

La puissance, ce n’est pas tout : le duo 35 kw et rapport poids/puissance

On résume souvent le permis A2 à la moto 35 kW. C’est une erreur. Se focaliser uniquement là-dessus, c’est rater une règle tout aussi vitale.

Le législateur impose une seconde contrainte : le rapport poids/puissance ne doit pas dépasser 0,2 kW par kilogramme. En clair ? Une machine trop légère, même sous 35 kW, sera illégale.

Bref, ne cherchez pas à ruser. Ces deux conditions sont cumulatives : si l’une manque, c’est le refus assuré.

Décoder les chiffres : que représentent 35 kw en pratique ?

Parlons concret. Les kilowatts restent abstraits ? Retenez que 35 kW équivalent à 47,6 chevaux (ch). C’est le plafond absolu de puissance autorisé à la poignée de gaz.

Et la cylindrée ? Elle ne compte pas. Une 400cc peut faire 35 kW, tout comme une 900cc bridée. Seule la puissance finale détermine votre droit de rouler.

Oubliez la cylindrée comme seul critère. Pour le permis A2, la loi ne regarde que la puissance en kilowatts et le rapport poids/puissance de la machine.

Les subtilités du permis A2 à connaître

Le permis A2 n’est pas une punition, mais une étape formatrice. Il s’inscrit parmi les différents types de permis moto comme une passerelle technique avant le gros cube.

  • Puissance maximale : 35 kilowatts (kW), soit 47,6 chevaux.
  • Rapport poids/puissance : Inférieur ou égal à 0,2 kW/kg.
  • Puissance d’origine (pour les motos bridées) : Ne doit pas dépasser 70 kW (95,2 ch).

Maîtrisez ces trois points pour ne pas vous tromper. C’est la clé pour choisir votre première grosse cylindrée sereinement.

Le bridage A2 : la fausse bonne idée ?

La règle des 70 kw : la limite à ne pas franchir

D’entrée de jeu, parlons technique. Vous pouvez rendre une grosse cylindrée compatible A2 en réduisant sa puissance via une bride électronique ou mécanique. C’est une pratique totalement légale et super courante chez les constructeurs pour adapter leurs modèles.

Mais attention, il y a une règle d’or inviolable. Une moto ne peut être bridée que si sa puissance d’origine ne dépasse pas le double de la puissance bridée, soit la limite stricte de 70 kW (95,2 ch).

Cette limite est absolue et sans appel. Une machine affichant 71 kW ou plus ne sera jamais éligible au permis A2, même avec le meilleur bridage du monde.

Pourquoi cette limite de 70 kw existe-t-elle ?

Pourquoi le législateur nous impose-t-il ça ? L’objectif est simple : empêcher les jeunes permis de se retrouver au guidon de machines trop radicales, comme des hypersportives ou des roadsters surpuissants inadaptés.

Soyons réalistes, la partie cycle d’une bête de 150 ch (freins, châssis) n’est pas conçue pour être exploitée par un débutant, même avec une moto 35 kW bridée. C’est une question de sécurité et de progressivité dans l’apprentissage.

Le but est de garantir une cohérence entre la puissance du moteur et le comportement global de la moto, pour une prise en main plus sûre.

Les implications pour le marché de l’occasion

C’est ici que beaucoup d’erreurs se produisent sur l’occasion. De nombreuses stars d’avant la réforme, comme certaines anciennes FZ6 ou Hornet, dépassent les 70 kW d’origine et ne sont donc plus bridables légalement.

Mon conseil ? Vérifiez toujours la puissance « full » sur la fiche technique officielle avant de sortir le chéquier. Ne vous fiez jamais aveuglément à une annonce, car les erreurs sont fréquentes.

Rouler avec une moto non-conforme vous expose à un défaut d’assurance en cas de pépin et à de gros ennuis lors d’un contrôle de police.

Moto native A2 ou moto bridée : le vrai match

Maintenant que vous connaissez le bridage, une question subsiste : faut-il choisir une moto 35 kW native ou une grosse cylindrée bridée ? C’est un choix très personnel.

Les motos natives A2 : la simplicité avant tout

Une moto « native A2 » est un modèle dont le moteur a été conçu spécifiquement pour ne pas dépasser 35 kW. Ici, c’est de la mécanique pure, sans artifice électronique.

Leurs avantages sont clairs : elles sont souvent plus légères, agiles, et leur moteur est entièrement exploitable. Le comportement reste homogène, évitant la frustration d’un moteur « castré ». Vous exploitez la machine à 100 %.

Les exemples parfaits sont les cylindrées de 300 à 500cc, comme la fameuse Honda CB500, la Kawasaki Z400 ou la Yamaha MT-03.

Les motos bridées : le pari sur l’avenir

L’intérêt principal d’une moto bridée réside dans la possibilité de la débrider après vos deux ans de probatoire. Vous profitez alors de sa pleine puissance, jusqu’à 70 kW.

Cela permet de conserver sa machine plus longtemps, sans devoir en changer. C’est un argument économique et affectif fort, car on s’attache vite à sa première bécane.

Il faut toutefois nuancer : le moteur peut parfois paraître creux à bas régime en version 35 kW, car il ne tourne pas dans sa configuration optimale.

Le verdict : quel choix pour quel motard ?

On résume le dilemme : plaisir immédiat et homogénéité avec la native, contre potentiel futur et polyvalence avec la bridée.

  • Moto native A2 : Idéale si vous cherchez une moto légère, maniable, économique et parfaitement équilibrée pour vous faire la main sereinement.
  • Moto bridée A2 : Parfaite si vous avez déjà un peu d’expérience, que vous prévoyez de la garder longtemps et que l’idée de la « libérer » vous motive.

Au final, il n’y a pas de mauvais choix, seulement une décision qui doit correspondre à votre propre projet de motard.

Panorama des motos A2 par catégories

Au-delà du débat native/bridée, le plus excitant reste de choisir le type de moto qui vous fait vibrer. Roadsters, sportives, trails… le permis A2 ouvre les portes de tous les univers.

Roadsters, trails, sportives : un aperçu des possibilités

On en a manifestement eu marre des options restreintes. Les roadsters dominent pour la polyvalence, les trails pour l’aventure, les sportives pour les sensations, et les customs pour le style.

Chaque catégorie a ses modèles phares, qu’ils soient natifs ou bridables. Le choix dépendra de l’usage principal envisagé : trajets quotidiens, balades du week-end, longs voyages, etc.

Tableau comparatif de modèles emblématiques

Loin d’être une liste exhaustive, ce tableau rassemble une sélection de modèles représentatifs. Il illustre parfaitement la diversité accessible avec une moto 35 kw aujourd’hui.

ModèleCatégoriePuissance (kW)TypePuissance d’origine
Honda CBR500RSportive35 kWNatifN/A
Kawasaki Z650Roadster35 kWBridable50,2 kW
Royal Enfield Interceptor 650Custom/Classic35 kWNatifN/A
Yamaha Ténéré 700Trail35 kWBridable54 kW
KTM 390 DukeRoadster32 kWNatifN/A
Ducati Scrambler IconScrambler35 kWBridable53 kW

Et les motos électriques ?

Ici, les règles restent identiques pour l’homologation. La puissance nominale continue ne doit pas dépasser 35 kW, tout en respectant le rapport poids/puissance.

L’offre s’étoffe sérieusement, notamment avec des marques comme Zero Motorcycles, qui proposent des modèles directement compatibles ou bridables pour le permis A2.

C’est une alternative de plus en plus crédible, surtout pour un usage urbain et péri-urbain.

Vérifier la compatibilité A2 : les pièges à éviter

Vous avez une bécane en vue ? Parfait. Mais avant de signer, une dernière étape s’impose : la vérification. C’est là que tout se joue, surtout pour une moto d’occasion.

La carte grise : votre meilleure alliée

Le document de référence reste la carte grise. C’est le seul document qui fait foi légalement. Mettez le focus sur le champ P.2, indiquant la puissance en kilowatts.

Distinguez ensuite les mentions de genre : MTT1 pour les motos bridées (jusqu’à 35 kW) et MTT2 pour les versions « full ». Cette distinction administrative est capitale.

Pour être en règle, la carte grise doit impérativement mentionner MTT1 et une puissance en P.2 inférieure ou égale à 35 pour valider une moto 35 kw.

Le cas des motos bridées « à l’ancienne »

Attention à une confusion fréquente. Avant 2013, le bridage était à 25 kW (34 ch) sans limite d’origine. Ces motos ne sont plus conformes à la réglementation A2 actuelle.

Une moto bridée à 34 ch n’est pas automatiquement légale. Il faut vérifier sa puissance d’origine, car la règle des 70 kW s’applique toujours.

Le conseil est simple : en cas de doute sur un vieux modèle, passez votre chemin ou demandez un certificat de conformité.

Check-list avant l’achat d’une occasion

Voici une check-list pour ne rien oublier. C’est une étape clé, surtout quand on débute avec son permis moto probatoire et qu’on veut éviter les ennuis.

  1. Demandez la carte grise : vérifiez les champs P.2 (puissance) et J.1 (genre national MTT1).
  2. Si la moto est bridée, exigez le certificat de bridage fourni par le concessionnaire.
  3. Vérifiez que le numéro de série sur la carte grise correspond à celui frappé sur le cadre.

Choisir sa moto A2 ne se résume pas à cette fameuse limite de 35 kW. Qu’il s’agisse d’une native agile ou d’une bridée prête à évoluer, l’essentiel reste de respecter le rapport poids/puissance et la législation. Une fois les vérifications faites, il ne reste plus qu’à profiter de la route. Alors, quel modèle vous accompagnera pour ces premiers kilomètres ?

FAQ

Que signifie concrètement une moto de 35 kW ?

C’est tout simplement la puissance maximale autorisée pour les détenteurs du permis A2. En convertissant cette valeur électrique en une unité plus familière aux motards, on obtient environ 47,5 chevaux. C’est le seuil légal à ne pas dépasser pour rester dans les clous, que la moto soit bridée ou nativement conçue pour cette puissance.

Quelle est la puissance maximale autorisée pour le permis A2 ?

La limite est fixée à 35 kW, soit 47,5 chevaux. Mais attention, ce n’est pas le seul chiffre à retenir pour être en règle. Il faut aussi surveiller le rapport poids/puissance, qui ne doit pas excéder 0,2 kW par kilogramme. Une moto peut faire moins de 35 kW mais être trop légère pour être éligible, ce qui est un piège fréquent.

Quelle cylindrée correspond à une moto de 35 kW ?

Il n’y a pas de lien direct et mathématique entre la cylindrée et la puissance de 35 kW. On trouve des moteurs de 300 ou 400 cm³ qui délivrent naturellement cette puissance, tout comme des blocs de 900 cm³ bridés électroniquement. La loi ne fixe aucune limite de cylindrée pour le permis A2, seule la puissance réelle délivrée à la roue compte.

Quelles motos peut-on conduire avec une limite de 35 kW ?

Le choix est vaste et couvre tous les styles, du roadster à la sportive. On peut opter pour des natives A2 comme la Honda CBR500R ou la Kawasaki Ninja 400, réputées pour leur légèreté. Les amateurs de machines plus caractérielles peuvent se tourner vers des Ducati Monster ou Scrambler bridées, ou même vers des motos électriques comme la LiveWire S2 Del Mar, tant que la puissance continue respecte la norme.

Est-il possible de conduire une 600cc avec le permis A2 ?

Absolument, tant que la machine respecte les critères stricts de bridage. Une 600cc, voire une cylindrée supérieure, est accessible si sa puissance d’origine ne dépasse pas 70 kW (95 chevaux) et qu’elle est bridée à 35 kW. C’est souvent le cas des roadsters de moyenne cylindrée très prisés sur le marché de l’occasion.

Quels modèles sont bridables à 35 kW pour les jeunes permis ?

Seules les motos dont la puissance « full » n’excède pas 70 kW sont éligibles au bridage pour le permis A2. Cela inclut des best-sellers comme la Kawasaki Z650 ou la gamme Scrambler de Ducati. En revanche, les anciennes sportives ou les roadsters trop puissants dépassant cette limite de 95 chevaux d’origine ne sont pas compatibles, même bridés.

Qu’est-ce qui différencie le permis A2 du permis A ?

La différence majeure réside dans la puissance accessible au guidon. Le permis A2 bride le motard à 35 kW pendant une période probatoire de deux ans, tandis que le permis A permet de piloter n’importe quelle moto sans restriction de puissance (catégorie MTT2). Le passage de l’un à l’autre demande deux ans d’expérience et une formation passerelle de 7 heures.

En quoi le permis A1 diffère-t-il du A2 ?

Le permis A1 se limite aux motocyclettes légères de 125 cm³ maximum, avec une puissance plafonnée à 11 kW (15 ch). Le permis A2 est l’étape supérieure, ouvrant la porte aux « gros cubes » jusqu’à 35 kW. C’est un véritable saut en termes de performances, offrant des sensations et des possibilités de voyage bien plus étendues qu’une 125.

Quel permis faut-il pour piloter une 350 cc ?

Une cylindrée de 350 cm³ dépasse la limite légale du permis A1 (125 cm³). Il faut donc obligatoirement être titulaire du permis A2 pour prendre le guidon d’une telle machine. C’est le cas typique de certaines motos classiques ou de petits trails qui offrent une puissance modérée mais nécessitent tout de même le permis « gros cube » bridé.