Certificat de vente moto PDF : modèle à télécharger

Bruno

11 décembre 2025

Quand on décide de se séparer de sa bécane, on pense souvent à l’essai routier, au prix, au coup de fil du futur acheteur… et on repousse la paperasse au dernier moment. Mauvaise idée. Pour une vente propre, sans galère derrière, il y a un document qui fait foi et qui vous couvre : le Cerfa 15776*02, le fameux certificat de cession.

Sans ce papier officiel, pas de transfert de propriété vraiment acté, pas de nouvelle carte grise pour l’acheteur, et un paquet de soucis possibles pour le vendeur. On va donc passer tout ça au crible, en mode motards, pour que vous puissiez gérer la vente comme une vidange bien faite : nickel, propre, sans fuite.

Le Cerfa 15776*02 : la « carte grise » de la vente

On va commencer par la base : pour vendre, donner ou céder votre moto, il n’y a qu’un seul formulaire valable aujourd’hui, le Cerfa 15776*02. C’est le modèle officiel, celui que l’administration reconnaît, qu’il s’agisse d’un roadster, d’un scoot de ville ou d’un gros trail chargé de bagagerie.

Son intitulé est un peu froid : « certificat de cession d’un véhicule d’occasion ». Mais derrière ce terme générique, votre deux-roues est bien concerné au même titre que les voitures, utilitaires et autres véhicules immatriculés. Pas de version spéciale moto, pas de variante « scooter » : c’est ce seul et unique formulaire pour tout le monde.

Point important : on en est à la version 02. Les anciens modèles, même s’ils se ressemblent, sont rangés au musée avec les carburateurs et les rupteurs. Si vous utilisez une vieille version, l’ANTS peut tout simplement refuser le dossier.

Où récupérer le bon certificat de cession ?

Inutile de fouiller trente sites douteux : le plus sûr, c’est d’aller directement sur un site officiel de l’administration. Le formulaire Cerfa 15776*02 est disponible au format PDF, prêt à être imprimé sur une feuille A4 classique.

Une fois le fichier téléchargé, pensez à l’imprimer en deux exemplaires originaux. C’est la règle :

  • un exemplaire pour vous, le vendeur ;
  • un exemplaire pour l’acheteur, qui en aura besoin pour la carte grise.

Ces deux feuilles signées sont la base de la transaction. Sans elles, la vente n’est pas correctement formalisée.

Les vieux Cerfa et autres modèles « maison » : à oublier

En fouillant sur le net, on tombe encore parfois sur des références comme le Cerfa 13754 ou sur des modèles « maison » d’attestation de vente. Pour une moto, considérez tout ça comme hors jeu pour les démarches actuelles.

L’administration a tout recentré sur le Cerfa 15776*02. Présenter un ancien formulaire ou un document bricolé vous garantit surtout de voir le dossier d’immatriculation bloqué. Résultat : l’acheteur ne peut pas mettre la carte grise à son nom, et tout le monde se retrouve dans la panade.

Le bon réflexe : avant de remplir quoi que ce soit, vérifiez que le numéro du formulaire est bien 15776*02. C’est votre filet de sécurité administratif.

Pourquoi ce papier est vital pour les deux parties

On pourrait croire que ce Cerfa n’est qu’une formalité de plus, mais en réalité, c’est votre meilleure protection, que vous soyez celui qui lâche la moto ou celui qui la récupère.

Pour le vendeur : couper proprement le cordon avec la moto

À partir du moment où vous signez ce certificat de cession, avec la date et l’heure, vous avez une preuve officielle que vous n’êtes plus le propriétaire du deux-roues. C’est écrit noir sur blanc, avec des cases dédiées à ça.

Concrètement, si la moto prend un flash automatique, se fait embarquer pour un stationnement gênant ou se retrouve impliquée dans une infraction après l’heure indiquée sur le document, vous avez de quoi montrer que ce n’est plus votre problème.

Ce Cerfa, c’est un peu votre cuir renforcé côté juridique : en cas de pépin, il vous protège. Le négliger, c’est comme partir en tee-shirt sur autoroute… ça peut très mal finir.

Pour l’acheteur : la clé pour rouler en règle

De l’autre côté, l’acheteur n’est pas mieux loti sans ce formulaire. Sans l’exemplaire qui lui est destiné, impossible de faire éditer une nouvelle carte grise à son nom. L’ANTS demandera systématiquement ce document pour valider la demande.

Le certificat de cession est donc son premier titre de propriété. Il prouve que la moto a bien été acquise légalement, avec l’accord du titulaire de la carte grise (et des cotitulaires s’il y en a).

Pas de Cerfa correctement rempli et signé, pas de carte grise. Et sans carte grise à jour, pas de roulage légal, point final.

En cas de conflit : la trace écrite qui fait la différence

On ne le souhaite à personne, mais il arrive que des tensions apparaissent après une vente : désaccord sur le kilométrage réel, découverte d’un défaut, soupçon de vice caché…

Le certificat de cession, signé par les deux parties, fige la situation à un instant précis : date, heure, kilométrage annoncé, identité du vendeur et de l’acheteur. C’est la première pièce que l’on ressort en cas de litige.

Ce document ne remplace pas un contrôle sérieux avant achat, mais il constitue une preuve solide de ce qui a été déclaré et accepté au moment de la transaction.

Remplir le Cerfa côté vendeur : pas à pas

On passe au concret. Quand on est vendeur, on commence par alimenter toute la partie « véhicule » et « ancien propriétaire ». Là, la rigueur est votre meilleure alliée : une seule coquille peut bloquer la suite.

Renseigner les infos de la moto : tout piquer sur la carte grise

La règle d’or : ne rien inventer, tout copier depuis la carte grise. C’est votre source officielle et unique. Le certificat d’immatriculation contient déjà toutes les infos demandées.

Vous devez notamment reporter :

  • le numéro d’immatriculation ;
  • le numéro d’identification du véhicule (VIN) indiqué en case E ;
  • la date de première mise en circulation (case B) ;
  • la marque et les autres données techniques demandées (cases D, etc.).

Une inversion de chiffre dans le VIN, une lettre oubliée, et c’est tout le dossier derrière qui part en vrille. On prend donc le temps, on relit, et si besoin on compare à deux.

Compléter la partie « ancien propriétaire »

Ensuite, c’est votre identité qui entre en jeu. Là encore, aucune fantaisie : vos nom, prénom et adresse doivent correspondre à ce qui figure sur la carte grise.

Avant de signer, vérifiez :

  • que le nom et le prénom sont strictement identiques à ceux du certificat d’immatriculation ;
  • que l’adresse postale est complète et actuelle ;
  • que la mention « cédé le » est suivie de la date et de l’heure précises de la vente ;
  • que votre signature est bien apposée au bon endroit.

Si la carte grise mentionne plusieurs titulaires, tout le monde doit participer : chaque cotitulaire signe. Une seule signature manquante, et l’administration peut considérer que la cession n’est pas valable.

Kilométrage et validation finale

Avant de poser le stylo, vous avez encore deux points à régler :

  • relever le kilométrage exact affiché au compteur au moment de la vente, sans arrondir ;
  • cocher la case adaptée concernant d’éventuelles transformations notables du véhicule, puis signer là où c’est prévu pour le vendeur.

Ce kilométrage devient la référence contractuelle. Il permet de situer l’usure de la moto au moment où elle change de mains. Une fois tout ça rempli, vous pouvez passer le formulaire à l’acheteur pour qu’il complète sa partie.

Le rôle de l’acheteur : vérifier, remplir, signer sans se précipiter

Côté acheteur, l’idée n’est pas juste de signer en bas de la page et de filer gaz en grand. Il y a quelques checks essentiels à faire avant de sortir le carnet de chèques ou de valider le virement.

Compléter la zone « nouveau propriétaire »

Vous commencez par inscrire vos coordonnées complètes dans le cadre qui vous est réservé : nom, prénom, adresse postale.

L’adresse indiquée là sera celle utilisée pour l’envoi de votre future carte grise. Mieux vaut donc vérifier deux fois : numéro, nom de rue, code postal, ville. Assurez-vous aussi que votre nom figure bien sur la boîte aux lettres, histoire d’éviter que le courrier ne reparte à l’expéditeur.

Les contrôles indispensables avant d’apposer votre signature

Avant de signer, on fait une petite checklist :

  • le nom du vendeur correspond-il au titulaire indiqué sur la carte grise ?
  • le numéro de série (VIN) sur la moto est-il identique à celui de la carte grise et de ce qui est noté sur le Cerfa ?
  • les mentions « vendu le », date et heure, sont-elles bien remplies ?

Demandez également au vendeur un certificat de situation administrative (souvent appelé « non-gage ») de moins de 15 jours. Ce papier prouve que la moto n’est ni gagée, ni déclarée volée, et qu’aucune opposition ne bloque le transfert de carte grise.

Une fois ces éléments vérifiés et cohérents, vous pouvez apposer votre signature en toute sérénité. La vente est alors formalisée.

Ce que vous devez récupérer avant de repartir avec la moto

Au moment où vous quittez le vendeur, vous ne devez pas seulement avoir la clé dans la poche et le bruit du moteur dans les oreilles. Il vous faut un petit paquet de documents pour rouler et régulariser la situation.

Document à récupérerÀ vérifier absolument
Certificat de cession (exemplaire acheteur)Signatures du vendeur, de l’acheteur et des éventuels cotitulaires
Carte grise barréeMention « Vendu le… », date, heure et signature du vendeur clairement indiquées
Certificat de situation administrative (non-gage)Document daté de moins de 15 jours
Éventuel code de cessionNécessaire si le vendeur a déjà déclaré la vente en ligne

En bonus, pensez à demander les factures d’entretien, le carnet s’il existe, et tout ce qui concerne la vie de la moto (attestations de révision, pièces changées, etc.). Et avant même de trop rêver de la prochaine arsouille, prévoyez de souscrire une assurance pour votre nouvelle monture : sans ça, la première sortie peut vite tourner court.

Après la signature : ce qu’il reste à faire pour être totalement en règle

Le Cerfa est rempli, les signatures sont posées, la poignée de main est faite. Pourtant, côté administratif, la balade n’est pas encore complètement terminée. Il reste quelques démarches à ne surtout pas zapper.

Côté vendeur : déclarer la vente en ligne dans les temps

Une erreur fréquente, c’est de croire qu’une fois le papier signé, l’histoire s’arrête là. En réalité, le vendeur a une obligation claire : déclarer la cession du véhicule sur le site de l’ANTS dans un délai de 15 jours.

Passé ce délai, vous êtes en faute vis-à-vis de l’administration, mais surtout vous restez exposé aux ennuis si le nouveau propriétaire multiplie les infractions. La déclaration en ligne permet d’enregistrer officiellement que la moto a quitté votre giron.

Sans cette déclaration, l’État vous considère encore comme responsable du véhicule. Quelques minutes sur internet peuvent vous éviter des mois de galère.

Comment barrer la carte grise comme il faut

Autre geste trop souvent bâclé : le traitement de la carte grise. Pour officialiser la vente, le vendeur doit tirer un trait oblique bien visible sur le document, en travers, sans le déchirer ni découper quoi que ce soit.

Il faut ensuite ajouter la mention « Vendu le [date] à [heure] » de manière lisible, puis signer. Cette combinaison (barre + mention + signature) fige le moment précis où la carte grise cesse de vous appartenir.

Une fois que c’est fait, la carte grise barrée est remise à l’acheteur, qui la conservera pour ses démarches.

Qui garde quel exemplaire du Cerfa ?

Le Cerfa 15776*02 est prévu dès le départ pour être édité en deux exemplaires. Chacun a son rôle :

  1. l’exemplaire n°1 est pour le vendeur, qui doit le conserver soigneusement pendant 5 ans au cas où un problème ressortirait ;
  2. l’exemplaire n°2 est pour l’acheteur, qui le joindra (physiquement ou numériquement) à sa demande de carte grise.

Une fois ces étapes bouclées, on peut vraiment dire que la vente est réglée proprement, et chacun peut se concentrer sur la suite : nouvelle moto, nouveau projet, ou peut-être une petite pause avant de replonger.

Motos, scooters, cyclos : même formulaire, mêmes règles

Que vous vendiez une 50 à boîte, un gros custom qui a roulé sur toutes les nationales, ou un scooter qui a fait la guerre du périph, la logique administrative ne change pas : c’est toujours le Cerfa 15776*02 qui encadre le transfert de propriété.

Un seul Cerfa pour tous les deux-roues immatriculés

Le formulaire ne fait pas de différence entre :

  • un 50 cm³ ou un 125 cm³ ;
  • un gros cube type MTT1 ou MTT2 ;
  • un cyclo immatriculé ou une moto qui commence à prendre une petite valeur de collection.

Les seules variantes se trouvent dans les mentions techniques reportées depuis la carte grise, notamment le « genre national » (CYCL, MTL, MTT1, MTT2, etc.). Là encore, on ne joue pas au devin : on recopie précisément.

Cas particuliers : vente pour pièces ou sans carte grise

Certains se disent qu’en vendant une moto « pour pièces », ils peuvent s’affranchir du certificat de cession. Mauvais calcul : même si la machine ne doit plus rouler sur route ouverte, le formulaire reste indispensable pour acter que la responsabilité quitte vos épaules.

Quant à la vente d’une moto sans carte grise pour un usage sur la voie publique, la règle est claire : c’est interdit, sauf dans un cadre précis de cession à un professionnel habilité. Dans ces cas un peu tordus, la procédure se complique, mais le certificat de cession demeure un élément de base du dossier.

Les petites erreurs qui font capoter un dossier

Un dossier de cession peut être rejeté pour des détails qui paraissent insignifiants quand on signe sur un coin de table après un essai concluant. Pourtant, l’ANTS ne laisse rien passer.

Les causes fréquentes de blocage :

  • signature manquante d’un vendeur, d’un acheteur ou d’un cotitulaire ;
  • ratures importantes ou informations illisibles sur le formulaire ;
  • erreur dans le numéro de série (VIN) recopié de travers ;
  • absence de date ou d’heure de cession sur le Cerfa ou sur la carte grise barrée.

Avant de vous séparer, prenez le temps de relire le document ensemble, ligne par ligne. Cinq minutes de vérification commune évitent souvent des semaines de démarches supplémentaires.

Questions qu’on se pose souvent avant de signer

Où télécharger le certificat de vente moto Cerfa 15776*02 ?

Le formulaire officiel est accessible gratuitement sur le site du Service Public et via la plateforme ANTS. Assurez-vous qu’il s’agit bien du Cerfa n°15776*02. Oubliez les modèles non officiels ou les anciennes versions : seule cette mouture permet d’immatriculer la moto au nom du nouvel acquéreur.

Quel papier faut-il imprimer pour vendre une moto ?

Pour une vente en règle, il faut imprimer le certificat de cession Cerfa 15776*02 en deux exemplaires :

  • un exemplaire à conserver par le vendeur ;
  • un exemplaire à remettre à l’acheteur.

En complément, pensez à éditer un certificat de situation administrative (non-gage) datant de moins de 15 jours. Ce duo de documents est indispensable pour que l’acheteur puisse faire sa carte grise.

Comment remplir correctement l’attestation de vente d’une moto ?

Inutile d’écrire une lettre à l’ancienne. L’attestation de vente, c’est justement ce formulaire Cerfa. Il suffit de renseigner tous les cadres prévus : identité du vendeur, de l’acheteur, caractéristiques techniques de la moto, kilométrage réel, date et heure de cession.

Toutes les infos techniques doivent être recopiées fidèlement depuis la carte grise (numéro VIN, marque, date de première immatriculation, etc.). Et surtout, le document doit être signé par l’ancien propriétaire, le nouveau, et les éventuels cotitulaires.

Comment imprimer le certificat de cession au bon format ?

Le fichier fourni par l’administration est un PDF tout ce qu’il y a de plus classique. Vous le téléchargez, vous l’ouvrez, et vous l’imprimez sur une feuille A4 avec une imprimante standard.

Veillez simplement à obtenir une impression bien lisible : textes nets, aucune partie tronquée. L’acheteur devra ensuite scanner le document ou l’utiliser pour saisir les informations nécessaires à sa demande de carte grise en ligne.

En résumé, le Cerfa 15776*02 est le passage obligé pour vendre une moto sans se prendre une amende ou un retour de flamme administratif. Rempli proprement, en double exemplaire et dans les temps, il garantit à la fois la tranquillité du vendeur et la sérénité de l’acheteur. Le genre de formalité qui, bien gérée, vous laisse profiter de l’essentiel : la passion du deux-roues, sur route ouverte, l’esprit léger.