Le Yamaha Tricity 500, c’est un peu le couteau suisse du motard urbain qui veut plus de stabilité sans renoncer aux sensations. Trois roues, oui… mais pas question de se traîner. Avec son bloc de 500 cm3 et ses 40 chevaux bien exploités, il est capable d’emmener son pilote jusqu’à environ 145 km/h réels, tout en gardant ce sentiment de sécurité qui change la vie sur voie rapide.
On va parler vrai : vitesse GPS, comportement à 130, reprises en duo, entretien pour garder la pêche… Bref, tout ce que vous voulez savoir avant d’ouvrir en grand sur la bretelle d’autoroute.
Sommaire
Un 500 cm3 taillé pour le quotidien… et plus si affinités

Sous la selle, Yamaha a installé un monocylindre de 500 cm3 qui délivre environ 40 chevaux. Sur le papier, ça peut sembler raisonnable. Sur la route, c’est largement suffisant pour un usage mixte ville, périphérique et autoroute.
Au feu vert, le Tricity décolle franchement. La réponse à la poignée est nette, sans brutalité. On ne parle pas d’une machine qui arrache les bras, mais d’un moteur plein, disponible, qui fait le job avec sérieux. Et ça, dans la circulation dense, c’est précieux.
Du couple là où il faut
Ce qui marque surtout, c’est la linéarité de la poussée. Quand on doit doubler un camion ou s’insérer sur une voie rapide, le couple arrive progressivement, sans trou ni à-coup. Pas besoin de tirer dans les tours comme un forcené : la force est là, bien répartie.
À haut régime, le moteur ne s’écroule pas. Il continue de pousser de manière régulière jusqu’à sa zone maximale. On sent qu’il a été pensé pour durer, pas pour faire le malin sur 200 mètres.
Un variateur qui joue la carte de la douceur
La transmission par variateur participe énormément à l’agrément général. Les démarrages sont fluides, les relances propres, sans effet élastique désagréable. En ville, c’est un vrai confort. Sur route, ça permet de rester concentré sur la trajectoire et le trafic.
Sur le Tricity 500, tout est fait pour que la mécanique travaille en arrière-plan pendant que vous profitez de la route.
Vitesse réelle du Tricity 500 : compteur ou GPS, qui dit la vérité ?
La question revient souvent entre motards : « Il prend combien en vrai ? » Alors soyons clairs.
145 à 150 km/h en conditions réelles
En pleine charge, poignée dans le coin, le Tricity 500 atteint environ 145 à 150 km/h mesurés au GPS. Au compteur, vous verrez plutôt 155 voire 160 km/h. C’est normal : les constructeurs gardent une marge de sécurité de quelques pourcents.
Pour préserver vos points, fiez-vous toujours à une mesure GPS. C’est le seul juge de paix quand on parle de vitesse réelle.
Ce qui influence la pointe
Comme toujours en deux ou trois roues, la vitesse maximale dépend de plusieurs paramètres :
- Le poids embarqué : pilote, passager, bagages.
- Le vent : un fort vent de face peut grignoter plusieurs km/h.
- La pression des pneus : une gomme sous-gonflée freine la machine.
- La topographie : en montée, le monocylindre doit cravacher davantage.
En duo, surtout si ça grimpe, on sent que les reprises sont un peu plus longues. Rien d’inquiétant, mais il faut anticiper ses dépassements. On roule propre, on choisit son moment, et ça passe.
Tenue de cap et stabilité : le vrai atout du train avant LMW
Là où le Tricity 500 se démarque vraiment, c’est sur la stabilité. Le système LMW avec ses deux roues avant inclinables apporte une sensation de rail bluffante.
En courbe rapide, ça rassure
À 110 ou 120 km/h sur une grande courbe d’autoroute, la machine reste imperturbable. Pas de flou, pas de guidonnage. On peut prendre de l’angle avec naturel, presque comme sur une moto classique, mais avec un filet de sécurité supplémentaire.
Pour ceux qui viennent du permis B et découvrent le monde des trois-roues, c’est un vrai plus. La confiance arrive vite, et avec elle le plaisir.
Protection au vent et confort à 130 km/h
À vitesse stabilisée entre 110 et 130 km/h, le Tricity trouve son rythme idéal. Le moteur tourne sereinement, sans hurler, et la consommation reste raisonnable.
La bulle protège correctement le buste, mais le haut du casque peut subir quelques turbulences. Sur long trajet, des bouchons d’oreilles ne sont pas un luxe. Les vrais savent ce que ça fait d’avaler 200 km avec le vent qui siffle en continu.
Un petit conseil de terrain : rentrez légèrement les coudes et avancez-vous un peu sur la selle. Vous réduirez la prise au vent et la fatigue dans les épaules. Sur la durée, ça change tout.
Consommation et autonomie : combien de kilomètres avant la réserve ?
À allure autoroutière autour de 130 km/h, comptez en moyenne entre 4,5 et 5 litres aux 100 km. En conduite plus coulée, la conso peut descendre.
Avec un réservoir d’environ 13 litres, l’autonomie dépasse généralement les 230 à 250 km avant d’apercevoir le voyant de réserve. De quoi envisager des trajets périurbains ou des liaisons inter-villes sans stress.
Le Tricity 500 n’est pas un marathonien de la vitesse, mais c’est un compagnon fiable pour avaler les kilomètres avec sérénité.
Entretenir son Tricity pour garder toute sa vitesse
Une bonne bécane, ça s’entretient. Et sur un trois-roues de ce gabarit, certains points sont essentiels si vous voulez conserver des performances optimales.
Pneus et transmission sous surveillance
Vérifiez régulièrement la pression des pneus, toujours à froid. Un pneu sous-gonflé augmente la résistance au roulement, alourdit la direction et peut vous faire perdre quelques km/h en pointe. Sans parler de l’usure prématurée.
La courroie du variateur doit aussi être suivie sérieusement. Si elle fatigue ou patine, les accélérations deviennent molles et l’allonge diminue. Respectez les intervalles préconisés pour le remplacement et contrôlez l’état général du système.
Le rodage, une étape à ne pas bâcler
Sur les 1 000 premiers kilomètres, évitez la zone rouge et les longues phases à régime constant. Variez les allures, laissez le moteur monter en température tranquillement, puis relâchez. C’est comme ça qu’on libère un bloc proprement.
- Pas d’accélérations brutales à froid
- Variation régulière des régimes
- Vidange après rodage
- Contrôle général des serrages
Un moteur bien rodé, c’est un moteur plus souple, plus agréable et souvent plus économe sur la durée.
Alors, ça vaut quoi sur la route ?
Le Yamaha Tricity 500 ne cherche pas à battre des records de vitesse. Sa vraie force, c’est l’équilibre. Une vitesse réelle autour de 145 km/h, une zone de confort idéale entre 110 et 130 km/h, et surtout une stabilité qui met en confiance, même quand le vent se lève.
Pour celui ou celle qui veut rouler toute l’année, s’insérer sans stress sur l’autoroute et garder le sourire sous le casque, c’est une machine cohérente. Pas la plus radicale, mais une sacrée alliée pour vivre la route autrement. Et au fond, c’est ça qui compte.