Triumph Trident 660 2026 : le roadster A2 qui aime qu’on roule fort

Bruno

20 janvier 2026

Il y a des bécanes qui changent de déco tous les deux ans et d’autres qui, quand elles débarquent, te donnent l’impression qu’on vient de rebooter la catégorie. La Triumph Trident 660 version 2026 fait clairement partie de la deuxième bande. On reste sur un roadster accessible aux permis A2, mais avec un vrai tempérament de sale gosse : plus de watts, plus d’électronique, un châssis aiguisé et un look qui n’a plus envie de passer inaperçu.

Si vous cherchez une moto pour aller au boulot la semaine, envoyer dans les virolos le week-end et progresser sereinement sans vous ennuyer au bout de six mois, cette Trident nouvelle mouture mérite clairement qu’on se penche dessus.

Infographie de la Triumph Trident 660 2026, roadster compatible A2 développant 95 chevaux avec moteur trois cylindres, électronique IMU, suspensions Showa et pneus Michelin Road 5

Moteur trois-cylindres : la petite qui respire comme une grande

On commence par le cœur de la bête, ce fameux trois-pattes Triumph qu’on repère de loin rien qu’au son. Le bloc reste le même dans son architecture, mais les Anglais ne se sont pas contentés d’un simple coup de polish logiciel : ils ont ouvert la caisse à outils et laissé le moteur prendre un vrai bol d’air.

La donnée clé, c’est la puissance maxi : la Trident sort désormais 95 chevaux. Pas 94, pas 93 : pile le plafond autorisé pour rester bridable A2. Par rapport à la précédente génération, on parle d’environ 17 % de chevaux en plus. Concrètement, quand on visse la poignée en sortie de courbe, ça se sent tout de suite : ça prend plus de tours, plus vite, et ça tire plus fort jusqu’à la zone rouge.

Pour obtenir ce gain, Triumph a revu la façon dont le moulin respire. On trouve maintenant trois corps d’injection de 44 mm et une boîte à air nettement plus imposante. Résultat : le moteur avale plus de mélange, plus facilement, et grimpe désormais jusqu’à 12 650 tr/min. Le régime maxi augmente d’environ 20 %, ce qui veut dire qu’on peut vraiment la cravacher dans les tours sans avoir l’impression de la martyriser.

Pour autant, ce n’est pas un moteur creux qu’il faut cravacher en permanence. Triumph annonce que 80 % du couple est dispo dès 3 000 tr/min, avec un pic à 68 Nm. En langage de tous les jours, ça veut dire que la Trident reprend franchement sans qu’on soit obligé de tomber deux rapports à chaque relance. En ville, ça évite de tricoter sans arrêt avec le sélecteur, et sur petites routes, on peut enrouler sur le couple en se concentrant sur les trajectoires.

Carto et sensations : de la souplesse au coup de pied au fesse

Ce trois-cylindres, c’est un peu le compromis idéal entre le bicylindre qui envoie du couple tôt et le quatre-cylindres qui hurle en haut du compte-tours. En bas et au milieu, ça tracte suffisamment pour se faufiler dans la circulation ou cruiser tranquille. Dès qu’on dépasse le milieu du compte-tours, la montée en régime devient plus rageuse et on sent clairement que la Trident aime qu’on la laisse chanter.

Sur une route départementale bien propre, on imagine très bien la scène : on sort du village sur le troisième rapport, 3 000 tr/min, poignée ouverte progressivement, et le moteur remonte tout le compte-tours sans hoqueter. Quand on approche des 10 000 tr/min, ça commence à devenir sérieusement addictif. C’est typiquement le genre de moteur qui donne envie de prolonger un peu la balade “juste encore un col”.

Électronique : l’IMU débarque dans le monde des roadsters A2

Là où la Trident 660 2026 change vraiment de catégorie, c’est sur la partie électronique. Jusqu’ici, dans le segment des mid-size accessibles, on se contentait souvent d’un ABS classique et d’un antipatinage plutôt basique. Triumph a visiblement décidé qu’il était temps de donner aux jeunes permis (et aux autres) les jouets qu’on ne voyait avant que sur les sportives de 1 000 cm³.

La grosse nouveauté, c’est l’arrivée d’une centrale inertielle IMU. Pour résumer, c’est un boîtier qui mesure en permanence les mouvements de la moto : angle d’inclinaison, accélérations, freinages, etc. Grâce à ça, l’ABS et le contrôle de traction deviennent “intelligents” et s’ajustent même quand on est sur l’angle.

Sur route mouillée ou en revêtement douteux, ça fait une vraie différence. Quand on freine un peu trop optimiste en entrée de virage ou qu’on ouvre un poil trop tôt en sortie, l’électronique vient rattraper le coup pour éviter que le pneu arrière ne décroche comme un savon mouillé. On ne parle pas de magie, mais d’un vrai filet de sécurité qui met en confiance, surtout pour ceux qui découvrent encore leurs limites.

Shifter affûté : des rapports qui claquent propre

Autre petit plaisir qui change la vie : le Triumph Shift Assist, le shifter maison, a été retravaillé. On passe les rapports à la volée, sans toucher à l’embrayage, aussi bien à la montée qu’à la descente (selon configuration). La marque parle de passages plus doux et plus précis, et sur ce genre de machine, ça renforce clairement le côté joueur.

Sur une route de montagne, en arrivant sur une série de virages serrés, on peut se concentrer sur le freinage, l’inclinaison et la trajectoire tandis que la boîte enchaîne les rapports presque toute seule. C’est le genre de détail qu’on ne veut plus quitter une fois qu’on y a goûté.

Partie-cycle : un châssis prêt pour les grandes courbes comme pour l’arsouille

Avoir plus de chevaux, c’est bien. Les faire passer au sol proprement, c’est mieux. Sur ce point, la Trident 2026 n’a pas été oubliée. L’idée est claire : conserver une moto facile, pas intimidante, mais capable d’encaisser une conduite dynamique quand on décide de hausser le rythme.

À l’avant, on retrouve une fourche inversée Showa SFF-BP de 41 mm. Ce type de fourche est connu pour offrir un bon compromis entre confort au quotidien et rigueur en conduite plus sportive. Elle digère les irrégularités sans vous démonter les poignets, tout en gardant le train avant bien précis quand on commence à prendre de l’angle sérieusement.

À l’arrière, un mono-amortisseur Showa offre une plage de réglages suffisante pour adapter la moto à son poids, à sa conduite, ou à la présence d’un passager. Ceux qui aiment peaufiner leur mise au point pourront ajuster tout ça pour trouver l’équilibre idéal entre confort et tenue de route.

Pneus et poids : une moto qui aime changer d’angle

Les jantes en aluminium coulé reçoivent des Michelin Road 5. Ces pneus sport-GT ont fait leurs preuves : très corrects sur le sec, rassurants sous la pluie, avec un comportement prévisible même quand la température chute. Pour un roadster amené à rouler toute l’année, c’est un choix cohérent.

Côté gabarit, la Trident affiche 195 kg tous pleins faits. Sur le papier, ça ne fait pas une plume de piste, mais dans la vraie vie, un poids dans cette zone, bien réparti et posé sur de bonnes suspensions, donne en général une machine stable et facile à balancer d’un angle à l’autre. On s’imagine déjà enchaîner les ronds-points et épingles avec cette sensation de moto “jouet” qui répond au doigt et à l’œil.

Design : une Trident qui assume enfin son côté bagarreur

Visuellement, la version 2026 a clairement pris du muscle. La précédente restait déjà sympa, mais là, on sent que Triumph veut qu’on reconnaisse la Trident au premier coup d’œil, même au fond d’un parking de supermarché.

Le réservoir a gagné en largeur et en galbe. Ce n’est pas juste pour faire joli : ça offre aussi un meilleur appui aux genoux quand on met de l’angle ou qu’on freine fort. On se sent mieux “dans” la moto et moins posé “sur” la machine, ce qui aide à se sentir en confiance.

La face avant a elle aussi été revue : nouveau phare, support retravaillé, lignes plus tendues. Le regard est plus agressif, avec ce côté “je suis prêt à repartir dès que tu rallumes le contact”. Ça reste dans l’ADN Triumph, avec des finitions soignées : ajustements propres, peintures profondes, logos bien intégrés.

Côté coloris, des teintes comme le Jaune Cosmique ou le Gris Pierre permettent de choisir entre une présence bien voyante ou un look plus discret mais classe. Bref, il y a de quoi trouver chaussure à son pied sans tomber dans le tuning criard.

Vie à bord : une vraie compagne du quotidien

Malgré ses airs plus méchants, la Trident n’oublie pas sa mission principale : être une moto dont on peut se servir tous les jours sans se faire punir à chaque trajet.

La hauteur de selle de 810 mm reste très raisonnable. La plupart des gabarits pourront poser les pieds à plat ou presque, surtout avec la selle fine au niveau de l’entrejambe. Pour ceux qui débutent ou qui ne sont pas très grands, c’est un point capital : une moto rassurante à basse vitesse, c’est déjà beaucoup de stress en moins.

Le guidon est annoncé comme légèrement plus large qu’avant. Ça aide à avoir plus de levier pour inscrire la machine en virage et corriger sa trajectoire sans forcer. En ville, cela donne aussi un meilleur contrôle dans les manœuvres à basse vitesse, même si ça demande de faire un peu attention en se faufilant entre les rétros des voitures.

Polyvalence : boulot, balade, arsouille

On est typiquement sur une moto qui accepte toutes les vies : aller bosser toute la semaine, se faire des virées en duo le samedi, et une bonne session virolos tôt le dimanche avant que la circulation ne se réveille. Ceux qui roulent sous la pluie, dans le froid ou sur routes grasses apprécieront l’électronique moderne et les pneus polyvalents ; ceux qui roulent plutôt par beau temps profiteront simplement d’un roadster sain, nerveux et plaisant.

Ce n’est ni une GT, ni une hyper-sport, mais elle coche beaucoup de cases pour le motard qui veut une seule brêle pour (presque) tout faire, sans se ruiner ni en carburant ni en entretien.

Prix, entretien et positionnement : une offre sérieuse dans le segment

On en arrive à la douloureuse… qui ne l’est pas tant que ça cette fois. La Triumph Trident 660 2026 est annoncée à 8 695 €, avec une arrivée en concession prévue pour le mois de mars. Quand on regarde la fiche technique, l’équipement et le niveau de finition, ce tarif la place très bien face aux concurrentes directes.

Dans la balance, on met : 95 chevaux, un moteur trois-cylindres au caractère bien à lui, une IMU avec aides au pilotage évoluées, un shifter, des suspensions Showa, des Michelin Road 5, le tout avec des intervalles d’entretien espacés de 16 000 km et une garantie de 2 ans. Pour un roadster mid-size moderne, c’est un package franchement costaud.

En clair, Triumph ne se contente pas de rafraîchir un modèle : la marque positionne clairement la Trident 660 2026 comme l’une des références du segment pour ceux qui veulent une moto A2 évolutive, fun et bien équipée.

Ce qu’on peut en attendre sur la route

Sans même avoir besoin de l’essayer, on devine assez bien le genre de sensations que va offrir cette version 2026. En ville, le trois-cylindres souple, le poids contenu et la position naturelle devraient rendre la moto facile et agréable, même dans les embouteillages. Sur route, on imagine un train avant précis, une bonne stabilité et une capacité à changer d’angle avec facilité.

Les aides électroniques, elles, ne sont pas là pour vous voler le guidon, mais pour rattraper les petites erreurs quand le rythme augmente ou que la météo se gâte. C’est typiquement le genre de bécane qui accompagnera un débutant du permis A2 jusqu’aux premiers vrais gros road-trips, sans donner l’impression de l’avoir “vite dépassée”.

FAQ – Triumph Trident 660 2026 : les questions qu’on se pose entre motards

La Trident 660 2026 est-elle bien compatible permis A2 ?

Oui. Avec ses 95 chevaux en version pleine, elle reste parfaitement dans la limite légale pour une version bridée A2. Une fois le permis A en poche, on peut la débrider et profiter de toute la cavalerie.

Par rapport à l’ancien modèle, qu’est-ce qui change vraiment ?

On gagne en puissance et en allonge moteur, avec un régime maxi plus élevé. L’électronique fait un gros bond en avant grâce à l’IMU, qui permet un ABS et un antipatinage actifs même sur l’angle. Le châssis profite de suspensions Showa de bon niveau et le style devient plus musclé, avec un réservoir redessiné et une face avant retravaillée.

Vous la conseillez pour un débutant ?

En version A2, oui, clairement. La moto reste bien équilibrée, avec une hauteur de selle accessible, une électronique rassurante et un moteur exploitable à bas et moyen régimes. Elle offre en plus une belle marge de progression, ce qui évite de vouloir changer de machine trop vite.

Est-ce qu’on peut vraiment rouler avec tous les jours ?

Oui. Position naturelle, 810 mm de hauteur de selle, pneus Michelin Road 5 passe-partout et moteur relativement doux en bas en font une très bonne alliée du quotidien. Que ce soit pour aller travailler, faire des courses ou avaler des trajets périurbains, elle ne devrait pas se montrer fatigante.

Face aux concurrentes, est-ce qu’elle vaut son prix ?

Avec son trois-cylindres expressif, son pack électronique avancé (IMU, aides au pilotage, shifter), son châssis sérieux et ses finitions haut de gamme, la Trident 660 2026 se place clairement parmi les offres les plus attractives du segment. Pour celui qui cherche un roadster A2 bien foutu, fun et évolutif, elle mérite largement un essai.

Au final, cette nouvelle Trident, c’est un peu la copine idéale pour qui aime vraiment rouler : assez sage pour le quotidien, assez joueuse pour les dimanches matin sur route déserte, et suffisamment équipée pour vous accompagner longtemps. Le genre de moto avec laquelle on referme la visière, on enclenche la première, et on se dit : “Allez, encore quelques kilomètres…”.

Lien vers le site de Triumph France : https://www.triumphmotorcycles.fr/bikes/roadsters/trident/trident-660